Le
Destin du clandestin - Sénégal
Compagnie Bou-Saana
Un
homme jeune, face à son avenir. Il est sénégalais.
Il pourrait être marocain, kurde ou colombien. Un choix
très restreint : rester au pays et ne pas vivre ou partir
au risque de périr. Il part. Tente de franchir ces frontières
des pays où … il suffit de se baisser pour ramasser
de l'argent. Prendre quelques sacs et les remplir : quand ils
seront bien garnis, il rentrera…. Mais les fantasmes ont
leurs limites : celles de la réalité, celles des
contrôles de police. Notre clandestin va vivre toutes les
aventures, des plus drôles aux plus tragiques. C'est un
personnage qui nous prend à témoins. Il nous permet
d'approcher la douleur indicible de ceux qui n'ont plus rien à
perdre - sauf leur vie
!
Spectacle
suivi d'un thé partagé et d'un débat avec
le public
Mise
en scène Djibril Goudiaby Avec : Djibril Goudiaby Technicien
et co-animateur des rencontres débats : Boubou Hamet Diakhaté
Assistante de production : Marie-Hélène Bourdier
Production Compagnie Bou-Saana avec le soutien de l’Alliance
Franco-Sénégalaise de Ziguinchor, du Mouvement de
la Paix et de Africultures. Production Compagnie Bou-Saana avec
le soutien de l’Alliance Franco-Sénégalaise
de Ziguinchor, du Mouvement de la Paix et de Africultures
Autour
du spectacle
- Samedi
15 Novembre
Rencontre-repas
en lien avec l'Apardap
- Lundi
17 Novembre, au Patio, Maison de Quartier Villeneuve, Grenoble,
19h (avant le spectacle "Ai confini tra le nazioni Aux
frontières des nations")
Projection de "Dem Walla Dee"
("Partir ou Mourir"), documentaire de Rodrigo Saez
donnant la parole aux sénégalais partis clandestinement
en chaloupe à travers l'Océan Atlantique pour
rejoindre l'Europe qui verrouille ses frontières
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Le
Mercredi 12 Novembre, 20h30
à L’Espace 600,
Grenoble
Le Vendredi 21 Novembre, 11h et 15h
à l'Espace Ouvèze,
Privas
Séances scolaires
(organisé par le Festival Images et
Paroles d’Afrique)
Le
Dimanche 23 Novembre, 16h30
à
l'Espace Ouvèze, Privas
(organisé par
le Festival Images et Paroles d’Afrique)
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Vos
réactions
Le
destin du Clandestin à La Mure le 14 Novembre 2008 20 h
30
Bonjour, Bravo au comédien pour ce spectacle, belle performance
d’acteur et je parle en connaissance car je fais parti d’une
troupe de théâtre amateur du plateau Matheysin «
ATHEM ». Le théâtre pour moi doit faire rire
et réfléchir sur des sujets de société
; eh bien ! en une heure vous avez su faire les deux en même
temps « bravo » à toute la troupe. Bien sûr
le sujet traité est très complexe, il y a toujours
eu des personnes riches et des personnes pauvres malheureusement
sur cette terre mais ce qui doit nous inquiéter aujourd’hui
c’est que l’écart entre les riches et les pauvres
se creuse de plus en plus et cela amène de plus en plus
de gens à des situations dramatiques. Je suis intervenu
lors du débat qui a suivi ce spectacle pour dire que la
situation n’a guère évolué depuis les
colonisations et qu’aujourd’hui la colonisation est
devenue économique et que les pays riches maintiennent
les pays en voie de développement en sous développement
à cause des dettes qu’ils doivent aux pays riches
qui possèdent de l’argent. Il me semble que le responsable
est le consommateur de chaque pays qui en achetant les produits
étrangers à bas prix favorise les échanges
commerciaux et de ce fait empêche les productions locales,
par conséquent il faut me semble-t-il inciter les gens
de chaque pays à consommer localement, cela évitera
peut être une trop grande pollution consacrée aux
transports des marchandises et les producteurs locaux auront des
débouchés. J’ai beaucoup apprécié
dans votre spectacle « la notion du temps » et le
symbole de « la grande cravate » : effectivement les
européens courent toujours après le temps, il faut
faire vite et ils ne prennent même plus le temps d’écouter
les autres, d’écouter la nature, d’écouter
son corps etc. Pour cela vous les africains vous avez de belles
leçons à nous donner et à transmettre aux
générations futures. Quand au symbole de la cravate
on sait que la plupart des africains veulent devenir des «
cols blancs cravatés » et que c’est un signe
de reconnaissance sociale, de réussite mais qu’est-ce
que la réussite ? et surtout à quel prix ?. Je dis
souvent à mes élèves ou à des adultes
quand ils se plaignent le proverbe Togolais « si tu ne peux
pas avoir ce que tu désires, contente-toi de ce que tu
as ». Voilà une petite réflexion personnelle
d’un être humain qui essaye de privilégier
la relation et la richesse culturelle à mes enfants et
aux personnes de mon entourage.
Bernard ROCHER
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