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Cie Ophelia Théâtre
Direction Laurent Poncelet
Tel : 06 89 73 22 97

ponceletlaurent@wanadoo.fr
& opheliatheatre@gmail.com



 


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Démarche créations collectives

Pour la Compagnie Ophelia Théâtre et son directeur artistique et metteur en scène Laurent Poncelet, la création collective s'inscrit dans son projet artistique. Un théâtre qui n’est pas déconnecté de la population et du monde actuel.

Ainsi, elle travaille depuis 10 ans sur des projets de créations collectives avec différents groupes. Des groupes qui trouvent leur force dans la différence de chacun. La fragilité, les parcours de vie, la poésie de chacun.

Parmi les dernières créations, on peut citer « Rêve Partie » (création Théâtre 145 Grenoble, tournée en cours), « Dans cinq minutes il va pleuvoir » (création Théâtre Jean Vilar et tournée Isère), « Des gens passent et j’en oublie» (création théâtre 145 Grenoble, tournée Rhône-Alpes et Belgique) et "Il était une femme des femmes" (création Théâtre Jean Vilar et tournée Rhône-Alpes et Belgique).

 

Le processus de création

Les projets de création collective s’appuient sur une période d’au moins 32 mois, avec 16 mois de travail de création (écriture, recherche, exploration théâtrale) et 16 mois ou plus de diffusion de la création.

L'écriture théâtrale se construit à partir d'improvisations théâtrales et de textes écrits par le groupe de création, suivis d'un travail de réécriture et de dramaturgie mené par le metteur en scène Laurent Poncelet.

La direction d'acteur et la mise en scène sont travaillées à partir du texte obtenu, avec ensuite enrichissement de l'écriture au cours des séances de répétitions.


Une proximité avec un public nouveau

Le travail de création artistique avec les personnes permet notamment, par l’implication de personnes pouvant être éloignés de la culture, de créer les conditions d’une rencontre entre l’acte artistique et un public nouveau, qui, sensibilisé de fait à la création théâtrale, pourra de plus interpeller à son tour son entourage ( ce qui se traduira entre autre par la venue dans les théâtres, pour les spectacles de la compagnie -dont FITA- ou d’autres ).
Les représentations ont ainsi souvent lieu dans des quartiers populaires urbains, en lien avec des collectifs de partenaires (centre social, association de quartier, OPAC, collectivités territoriales,..) qui mobilisent un public très large d’habitants. Les représentations sont suivies d’un temps d’échanges et de rencontres avec les habitants du quartier. Par les créations collectives, il y est entre autre question du rapport avec le public, de l’articulation entre théâtre et société, entre théâtre et population...Est mis en jeu la place du théâtre dans la cité. Et une confrontation directe avec le concept de théâtre-action , alors redécouvert, réapproprié et revendiqué. Un concept ouvert, qui évolue, et comme un repère, un appui pour construire et penser l’ensemble des activités et projets de la compagnie, du sens de l’action aux démarches de création qui en découlent, avec ses enjeux artistiques ainsi que sociétaux, sociaux et politiques.


La recherche artistique au cœur du travail de création


Très vite sera alors affirmé que le théâtre-action ne peut passer que par une exigence artistique sans compromis, équivalent à toute autre proposition théâtrale, impliquant un travail professionnel, important, long avec les groupes, que ce soit dans le jeu ou dans l’écriture. Pour tout simplement remuer, bousculer, toucher, émouvoir, faire réagir, et être le lieu de vie qu’on attend du théâtre.

 

La force d’une différence ou la nécessité de théâtre

Le travail créatif dans les créations collectives trouve sa source
dans la différence, dans la force de cette différence. Avec de l’émotion et de la poésie à naître dans les rythmes, les corps, les voix de chacun. Il pourra s’agir par instants, simplement d’un mot, d’un geste, d’un mouvement de voix et de corps qui se tourne, avance, recule, d’un pas particulier, d’un rythme, d’un souffle, ou d’un regard unique, singulier, avec sa présence tout à lui. Avec une voix qui se fait entendre, qui peut hurler, se tordre, chanter le monde, s’en saisir, et le ré-enchanter aussi, parfois. Une voix qui est portée, une voix à soi, une voix de l’autre. Avec au départ, aussi, un peu d’une histoire de l’autre, à côté, qu’on aperçoit parfois, qu’on regarde, par la fenêtre qui défile, un peu au hasard. Et avec des rencontres qui suivent, des gens que l’on croise, oui, on a envie de faire partie de cette aventure collective.


La création collective, dans le groupe en mouvement, devient alors l’affaire de tous. Parce qu’il y a aussi nécessité. Nécessité dans l’écriture, nécessité sur le plateau. Et il y a donc théâtre. Avec tous les enjeux qu’on peut en attendre, et la vie à naître. Pour dire, pour faire. L’acte devient naturel, souvent juste, s’impose, comme dans l’aspiration du vide d’un plateau. Parce qu’il y a souvent vécu, et donc matière, rugosité, aspérité, relief.. Parce que qu’il y a fragilité aussi, limite, différence. Parce qu’il y a regard sur le monde, mouvementé peut-être, jamais banal, à partir d’un point de vue, d’un cadre de vie particulier, une fenêtre sur le monde. Et quand tout ceci est réuni, mis en avant, mis en mouvement sur le plateau, il y a bien sûr théâtre, nécessairement, dans sa nécessité, et son urgence aussi.


Nécessité d’un théâtre avec ses enjeux dans les représentations du réel et ses interrogations, dans le rapport au monde, celui tout proche et aussi celui de l’autre. Nécessité d’un théâtre où la poésie de chacun, l’émotion, l’énergie de vie des corps et des voix, remuent, bousculent, et transforment, pour ne histoire à soi, pas laisser indemne. Un théâtre capable de toucher un public le plus large possible, celui aussi qui ne va jamais au théâtre.

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